Collection 14/18
ISBN: 978-2-89597-130-6
176 p. — 14,95 $ — 19 x 11,3 cm
Achetez en ligne

Distribution
Ontario : Librairie du Centre (CFORP)
Québec et autres provinces : Prologue

Téléchargez le bon de commande.

Téléchargez le feuillet promotionnel.

 

Fiche pédagogique préparée par le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP)

Le fils des Hurons (Tome 2)
de Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé

 

... Après avoir suivi dans le premier tome l’arrivée d’Étienne Brûlé dans le Nouveau-Monde, nous le voyons ici partir vivre avec les Hurons et explorer l’immense région des Grands Lacs.

En 1610, Étienne Brûlé, alors âgé de 17 ans, se retrouve chez les Hurons. Pour survivre, il n’aura d’autre choix que de devenir un des leurs. Très tôt, il adoptera leur façon de vivre et maîtrisera leur langue, au point de mériter le titre de « fils des Hurons ». La métamorphose sera telle que Champlain le reconnaîtra à peine, en 1611, à son retour dans la jeune colonie. Quatre ans plus tard, chargé de guider son capitaine en Huronie, Étienne organisera une grande expédition de guerre contre les « Yroquois ». Sa mission : rassembler les guerriers du peuple andaste vivant au sud du lac Ontario et rejoindre Champlain, accompagné des Hurons. Ce rendez-vous réservera bien des surprises…

En ce 400e anniversaire de la présence française en Ontario, Jean- Claude Larocque et Denis Sauvé présentent ici le deuxième d’une série de trois récits captivants sur les péripéties et les exploits d’Étienne Brûlé, ce véritable héros canadien-français, surnommé à juste titre le « Champlain de l’Ontario ».

Champlain qui échange avec les Indiens, 1911 Charles William Jefferys Bibliothèque et Archives Canada C-103059
Vivre chez les Hurons

Le peuple huron du 17e siècle avait la réputation de compter parmi sa population d'habiles commerçants. Leur situation géographique leur permettait d'exercer un contrôle des échanges de marchandises sur un vaste territoire. Les Hurons refusaient d'apprendre une autre langue que la leur : aussi les commerçants des autres tribus devaient apprendre la langue huronne.

Puis ils commercent avec les Français, en leur vendant notamment des fourrures, dont ils deviennent les principaux fournisseurs. En échange, les Français leur offrent des produits en métal, tels des chaudrons, des haches ou des miroirs.

Agriculteurs et commerçants, cette nation iroquoienne posa des bases solides de troc avec les Français en négociant des ententes.

Un village huron

Au XVIIe siècle, les Hurons-Wendats vivaient dans 18 à 25 villages, dont certains comptaient jusqu’à 3 500 habitants. Les villages étaient situés près de rivières et de terres cultivables, nécessaires à l'agriculture huronne. Les villages changeaient d'emplacements tous les 10 à 15 ans, en fonction de l'état des sols et du bois de chauffage disponible près du village; la population huronne était donc semi-sédentaire. Leurs villages, généralement surélevés, étaient le plus souvent fortifiés avec des palissades permettant une défense efficace. Ces villages se composaient le plus souvent de maisons longues, accueillant généralement plusieurs familles.

Étienne Brûlé s’est vu attribuer, par Champlain, la délicate tâche d'établir des liens avec les Hurons et d'apprendre leur langue. À l'automne 1610, âgé de dix-sept ans, il sera le premier homme blanc à partager leur quotidien. Aura-t-il des difficultés? Saura-t-il s'intégrer, se faire des amis? La vie chez les Hurons lui plaira-t-elle?

Champlain dans la Baie Georgienne John David Kelly © Musée McCord
Champlain en Huronie

C'est en 1615 qu'Étienne Brûlé guidera Champlain jusqu'en Huronie. C'était une grande première pour le capitaine et une aventure mémorable pour Étienne. La visite des lieux de cette grande nation impressionnera Champlain.

Dans cet extrait de ses récits de voyages, Champlain fait état de son passage en Huronie en 1615 et du long hiver qu'il a dû y affronter. Grâce à ses carnets de voyages, Champlain nous a transmis une description exceptionnelle des populations, des mœurs et des coutumes amérindiennes, ainsi que les premiers portraits des Amérindiens des terres intérieures du Canada.

L'expédition militaire de Champlain contre les Yroquois
Village d'Onondaga. Attaque par les Hurons, les Algonquins et les auxiliaires français, 1615 [ca 1632] Archives nationales du Canada/C-5749/Détail

Lors de son séjour en Huronie, réitérant son allégeance envers les alliés Algonquins et Hurons, Champlain s'engagera, avec des centaines de guerriers Hurons, dans une grande expédition militaire contre les Yroquois. Étienne, de son côté, se voit confier la délicate mission de partir vers le sud pour recruter des guerriers Andastes.

Étienne saura-t-il mener à bien sa mission? Sera-t-il à la hauteur des attentes de Champlain? Les guerriers Andastes auront-ils confiance en ce jeune homme blanc et accepteront-ils de le suivre pour ce long périple ? Étienne et Champlain parviendront-ils à gagner cette bataille contre les Iroquois sans être blessés ou faits prisonniers ?

Les Voyages de la nouvelle France occidentale, dicte Canada faits par le S' de Champlain; Samuel de Champlain; Paris : Chez Claude Collet, 1632. Source : Bibliothèque nationale du Canada
 
 Jean-Claude Larocque
 Denis Sauvé

Un mot sur les auteurs

Natif d’Alexandria en Ontario, Jean-Claude Larocque montre, dès l’adolescence, de l’intérêt pour l’écriture par le biais de la poésie et des arts de la scène. Après des études en théâtre et en histoire à l’Université d’Ottawa, il poursuit des études en pédagogie. Brevet en poche, il entreprend une carrière dans l’enseignement, d’abord à l’École secondaire de Smooth Rock Falls dans le nord de l’Ontario, puis à Alexandria, son patelin, à l’École secondaire catholique le Relais, où il travaille pendant plus de vingt-cinq ans avant de prendre sa retraite en juin 2009.

Très impliqué auprès des jeunes tout au long de sa carrière, il crée un projet d’envergure du nom de Café chantant où il assure la mise en scène et la direction de jeunes acteurs et actrices à l’école secondaire d’Alexandria. Composée d’une cinquantaine d’élèves, cette troupe présente depuis une vingtaine d’années des spectacles variés ainsi que des pièces adaptées au milieu scolaire.

Natif de Hawkesbury dans l’Est ontarien, Denis Sauvé étudie l’histoire et le français à l’Université d’Ottawa, puis obtient un baccalauréat en éducation. Sa carrière dans l’enseignement débute à Sudbury et, après une brève escale dans son coin de pays à Hawkesbury, il s’investit auprès de la jeunesse franco-ontarienne pendant plus de vingt ans à l’École secondaire régionale d’Alexandria, devenue Le Relais. C’est là qu’il rencontre Jean-Claude Larocque avec qui il n’a cessé de collaborer, que ce soit par la production de spectacles ou la création de pièces de théâtre pour le Café chantant, particulièrement en tant qu’auteur et directeur musical de la troupe, jusqu’à la réalisation de ce projet sur Étienne Brûlé.

Leur passion commune pour les mots et l’histoire, combinée au plaisir qu’ils ont de travailler ensemble et de communiquer avec les jeunes, les a amenés à concevoir une trilogie basée sur l’un des personnages les plus énigmatiques et flamboyants de l’Ontario français.