Collection 14/18
ISBN: 978-2-89597-205-1
184 p. — 14,95 $ — 19 x 11,3 cm
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Le fils sacrifié (Tome 3)

de Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé

... Après s’être établi au pays des Hurons et avoir préparé avec eux l’expédition de Champlain contre les Yroquois, Étienne Brûlé poursuit son aventure en faisant de nouvelles explorations. Malheureusement, la présence des missionnaires auprès des Hurons vient brouiller les cartes. Ce troisième tome nous entraîne à travers les conflits que l’aventurier connaîtra non seulement avec les autorités de la Nouvelle-France et les Anglais, mais également avec ses meilleurs amis, les Hurons. Il nous révèle, aussi, la fin tragique que le destin lui a réservée.

Soulignant le 400e anniversaire de la présence française en Ontario, Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé poursuivent avec ce troisième tome le récit mouvementé de la vie d’Étienne Brûlé, ce véritable héros canadien-français, qui aura été le premier Européen à s’immiscer aussi loin au pays des Grands Lacs.

Un peu d'Histoire…

Le passage vers la mer de Chine


Carte des voyages d'Étienne Brûlé de 1615 à 1621. Source : Musée virtuel de la Nouvelle France http://www.civilisations.ca
Dès leur arrivée en Amérique à partir de 1492, les explorateurs européens cherchent un passage pour se rendre à la mer de Chine, croyant qu'en trouvant une étendue d'eau à l'ouest ils auraient alors trouvé ce fameux passage. Ils espèrent être les premiers à avoir accès aux trésors de l’Orient telles la soie, les pierres précieuses et les épices. Ces richesses étaient convoitées par tous les royaumes de l’Europe depuis les voyages de Marco Polo en 1275 puis ceux de Christophe Colomb deux siècles plus tard.

Étienne était fébrile à l’idée d’entreprendre ce voyage. Il allait remplir sa promesse à Champlain : explorer les régions à l’ouest de la Huronie et peut-être y découvrir le fameux passage vers la Chine, voire devenir le premier Blanc à atteindre les rives de cet océan. (P.30)

Suite à une demande de Champlain, Étienne Brûlé poussera ses explorations plus à l’ouest, à la recherche de ce passage en compagnie de son ami Grenolle. Parviendront-ils à accomplir cette importante mission avec succès?

Évangélisation des Amérindiens


Un Jésuite veut convertir des Amérindiens en Nouvelle-France Source : Charles William Jefferys / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES Canada / C-005855
Dans le mouvement de la Contre-Réforme catholique du XVIIe siècle, un vent de zèle et de mysticisme souffle sur le royaume catholique de la France. En Nouvelle-France, l’œuvre d’évangélisation auprès des Amérindiens s’amorce dès 1615. Peu de temps après, les missions s’étendent à l’ensemble de la Huronie avec les pères récollets Joseph Le Caron, Nicolas Viel et Gabriel Sagard qui seront rapidement suivis et remplacés par les pères Jésuites, notamment Jean de Brébeuf et Gabriel Lalement.

Le frère Sagard, désireux de faire partager ses connaissances et ses découvertes sur les Amérindiens, note tout ce qu'il voit durant son voyage. Cela lui permettra d'écrire un livre sur les coutumes des Hurons, auquel il ajoutera un dictionnaire de la langue huronne.


Source : "Le grand voyage du pays des Hurons": Couverture d’un livre écrit par un frère récollet en 1632 Gabriel Sagard / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES Canada / C-113480
Le frère profitait de chacun de ses passages pour lui présenter son dictionnaire. Intellectuel et lettré, il s’était lancé comme défi de codifier la langue huronne. À chaque occasion, il notait dans un carnet les mots et expressions qu’il apprenait, accompagnés de leur traduction en français. Tout était organisé par ordre alphabétique et selon la sonorité des mots. (P.75)

Récemment arrivé de France, [le frère Gabriel Sagard] avait été choisi avec le père Nicolas Viel pour parfaire l’œuvre d’évangélisation des « pauvres sauvages ». Les deux missionnaires devaient rejoindre le père Le Caron, déjà établi en Huronie. (P.55)

Comment le peuple ouendat et Étienne Brûlé accueilleront-ils ces missionnaires en Huronie, venus pour évangéliser les amérindiens?

La traite des fourrures


Le commerce des fourrures avec les Amérindiens en Nouvelle-France Source : Jeffreys / Bibliothèque et Archives Canada / C-007024
Aux débuts de la Nouvelle-France, le commerce des fourrures est le moteur de l’économie de la colonie naissante et demeure un véritable enjeu pour les colons. Sans la traite des fourrures, aucune colonisation n’est possible. Grâce à ce commerce lucratif, de grandes compagnies comme la Compagnie des Cent Associés, fondée en 1627 par le cardinal de Richelieu, verront le jour.

Selon le Sieur de Caën, il faut devancer nos concurrents. Si nous ne réussissons pas à convaincre les Neutres de commercer directement avec les Français, tôt ou tard, ils n’auront d’autre choix que de faire la traite avec les Anglais ou les Hollandais. (P.93)

En tant qu’intermédiaire et truchement auprès des nations amérindiennes, quel sera le rôle de notre héros Étienne Brûlé dans l’établissement de ce commerce? Comment réagira-t-il aux diverses sollicitations contradictoires dont il est la victime?

La prise de Québec


Champlain cède Québecq aux frères Kirke. Source : http://www.cmhg.gc.ca Passerelle pour l'histoire militaire canadienne
La France, aux prises avec des luttes internes, rentre en 1625 dans un conflit ouvert avec l’Angleterre. Ce contentieux aura des répercussions dans toutes les colonies naissantes. En 1629, Samuel de Champlain doit céder l’Abitation de Québecq aux Anglais, faute de moyens pour défendre l’établissement. Les frères Kirke, protestants au service de la couronne britannique, prendront possession de la plupart des postes français en Amérique du Nord.

Le capitaine Champlain avait capitulé, n’ayant reçu aucun renfort, ni vivres ou moyens de défendre la colonie. Le 19 Juillet 1629, il dut se rendre et les négociations s’enclenchèrent. (P.139)

Bien malgré lui, Étienne Brûlé sera mêlé à toute cette affaire. Quel rôle prendra-t-il dans ce conflit? Comment réagira-t-il? Quelles en seront les conséquences?

 
 Jean-Claude Larocque
 Denis Sauvé

Un mot sur les auteurs

Natif d’Alexandria en Ontario, Jean-Claude Larocque montre, dès l’adolescence, de l’intérêt pour l’écriture par le biais de la poésie et des arts de la scène. Après des études en théâtre et en histoire à l’Université d’Ottawa, il poursuit des études en pédagogie. Brevet en poche, il entreprend une carrière dans l’enseignement, d’abord à l’École secondaire de Smooth Rock Falls dans le nord de l’Ontario, puis à Alexandria, son patelin, à l’École secondaire catholique le Relais, où il travaille pendant plus de vingt-cinq ans avant de prendre sa retraite en juin 2009.

Très impliqué auprès des jeunes tout au long de sa carrière, il crée un projet d’envergure du nom de Café chantant où il assure la mise en scène et la direction de jeunes acteurs et actrices à l’école secondaire d’Alexandria. Composée d’une cinquantaine d’élèves, cette troupe présente depuis une vingtaine d’années des spectacles variés ainsi que des pièces adaptées au milieu scolaire.

Natif de Hawkesbury dans l’Est ontarien, Denis Sauvé étudie l’histoire et le français à l’Université d’Ottawa, puis obtient un baccalauréat en éducation. Sa carrière dans l’enseignement débute à Sudbury et, après une brève escale dans son coin de pays à Hawkesbury, il s’investit auprès de la jeunesse franco-ontarienne pendant plus de vingt ans à l’École secondaire régionale d’Alexandria, devenue Le Relais. C’est là qu’il rencontre Jean-Claude Larocque avec qui il n’a cessé de collaborer, que ce soit par la production de spectacles ou la création de pièces de théâtre pour le Café chantant, particulièrement en tant qu’auteur et directeur musical de la troupe, jusqu’à la réalisation de ce projet sur Étienne Brûlé.

Leur passion commune pour les mots et l’histoire, combinée au plaisir qu’ils ont de travailler ensemble et de communiquer avec les jeunes, les a amenés à concevoir une trilogie basée sur l’un des personnages les plus énigmatiques et flamboyants de l’Ontario français.